Présentation du collectif antispéciste de Bordeaux
Le collectif antispéciste de Bordeaux s'est créé en novembre 2005. Notre but est de sensibiliser les Bordelais-e-s aux souffrances animales provoquées par les activités humaines.
Habitant au cœur d’une région qui baigne dans une culture où le sang des animaux importe peu face aux traditions (corrida, chasse, gavage), nous ne pouvons pas rester passifs face à tous les massacres qui ont lieu quotidiennement à Bordeaux comme ailleurs.
Nos actions
Notre première action a consisté en une table de presse au marché Saint-Michel. Nous comptons organiser régulièrement ce type d’actions, qui permettent d’échanger avec de nombreuses personnes, ainsi que des tables d’information de plus grande envergure dans le cadre de la journée sans viande le 20 mars par exemple.
Les animaux : une marchandise ?
La place accordée aux animaux dans notre société est assez paradoxale. D’un côté, ils sont adorés, dorlotés, considérés comme des membres de la famille et d’un autre côté, ils subissent les pires traitements.
Ce paradoxe s’explique, car, dans un cas comme dans l’autre, le sort des animaux ne dépend que de la volonté des humains. Bien que les animaux soient capables de ressentir du plaisir, de la souffrance physique et morale, leurs intérêts sont rarement pris en compte.
Si vous arrêtez d’acheter, ils arrêtent de tuer !
Posons-nous ces questions : pourquoi exploiter et tuer des animaux alors que nous pouvons vivre en bonne santé sans cela ? Par habitude ? Pour le plaisir de manger un corps ? Parce que, finalement, ce ne sont « que » des animaux ?
Ni meilleurs ni pires que les autres espèces, l’être humain a le choix de tuer ou non pour se nourrir et se vêtir. Pourquoi, alors, préférer la mort tout en laissant régner l’hypocrisie dans les boucheries : les corps des mammifères et des poissons sont soigneusement apprêtés et camouflés, les termes utilisés masquent l’origine du produit. Ainsi, commanderions-nous et mangerions-nous avec autant d’entrain, un morceau de «cadavre» (pour viande), une « jambe » (pour gigot), etc. ? Ce n’est pas par hasard qu’on cache derrière des mots ce qui peut nous renvoyer à une image réelle de souffrance et/ou de mort... des animaux.
L’antispécisme
L’exploitation des animaux est fondée sur l’idée que les individus des autres espèces sont inférieurs aux êtres humains, qu’ils ne sont qu’une marchandise. Leur mise à mort serait un mal nécessaire, car il serait « naturel » de tuer pour manger. Mais l’ordre naturel, qu’est-ce que c’est ? Cette notion a excusé et excuse encore toutes les discriminations : elles de race, de sexe, et... d’espèce ! Les animaux sont tués uniquement parce qu’ils sont d’une autre espèce : c’est ce que nous appelons le spécisme !
Nous avons le choix de refuser la chair et le sang des animaux. Chacun de nos gestes peut être source d’une souffrance intolérable pour des milliers d’êtres sensibles. Partout dans le monde, des personnes s’opposent à ce massacre.