Nous avons tenu notre deuxième table de presse à Bordeaux. Les passants étaient plus moqueurs qu’intéressés ce matin (le froid les rend grognons ?) et nous avons eu du mal à nous débarrasser d’un écolo qui tenait absolument à nous faire part de ses théories sur la vie. Il est très courant d’avoir affaire à des personnes dont le seul plaisir est de s’écouter parler, mais là il ne voulait plus nous quitter… Peu de discussions intéressantes au final, mais tout de même une vingtaine de tracts distribués et toujours une bonne visibilité sur un marché très fréquenté. Les brochures indiquant les marques de cosmétiques et produits d’entretien non testés sur les animaux sont bien parties. Des jeunes filles ayant pris des brochures nous souhaitait d'ailleurs bien du courage dans une région très dure pour les animaux. Propos bien illustré par une jeune fille qui nous a fait part avec des trémolos dans la voix de la chance qu'elle a d'avoir des parents qui tuent eux-mêmes "leur" cochon. Quand elle a affirmé que cela se passait bien pour le cochon, je lui a été répondu qu'ayant passé une partie de mon enfance à la campagne et ayant assisté au meurtre d'un cochon, je savais que ce n'est pas vrai : le cochon crie, se débat, et rien ne se passe en douceur. Elle n'a pas démenti... Mauvaise foi ou auto-persuasion ? Nous avions l'impression qu'elle attendait qu'on lui dise que c'était bien... Il est à noter que Bordeaux est la seule ville à notre connaissance qui interdise le tractage sur les marchés. Nous avons pu tout de même nous placer à l’entrée, en dehors des marquages au sol.
Nous tiendrons la prochaine table de presse le samedi 25 février, toujours au marché Saint-Michel, de 11h à 13h.
Par collectif antispéciste de Bordeaux
-
Publié dans : Comptes-rendus des actions
2
-
Recommander